A propos de l'INCa

Le professeur David Khayat est médecin des hôpitaux, chef du service d'oncologie médicale à la Pitié Salpêtrière (AP-HP), il a été président de l’Institut national du cancer (INCa), de sa création (qu'il a supervisée) en mai 2003, jusqu'en août 2006. Il a ainsi été l’un des responsables de la mise en œuvre de l’un des grands chantiers présidentiels du quinquennat. Le professeur Dominique Maraninchi, directeur de l'institut Paoli-Calmettes à Marseille, va remplacer le Professeur David Khayat à la tête de l'INCa, à compter de septembre 2006. Le site internet de la Mission interministérielle pour la lutte contre le cancer (plan cancer) explique les enjeux, les avancées, la structure de la mission : les cancéropôles et leur rôle de coordination.

Site internet de la Mission interministérielle "Plan Cancer" :
==> cliquer ici.

L’INCa a pour mission "d’impulser une politique nationale de lutte contre le cancer globale et intégrée, allant de la prévention à la recherche, et qui va coordonner les acteurs dans la lutte". Au sein de l'INCa a été élaboré le dispositif d'annonce du cancer.

L'INCa a été développé sur le modèle du National Cancer Institute (NCI), dont le professeur Khayat explique la genèse dans son livre : "Ne meurs pas" (paru en 1997 aux éditions Anne Carrière, Paris, et disponible depuis septembre 2003 en livre de poche) -il s'agissait pour l'INCa de démarrer très vite, avec une forte montée en régime, dès le départ [p. 84-86 du Livre de Poche] :

"Dans les années 60, le gouvernement américain avait su créer cet extraordinaire établissement et l'avait tout de suite doté de budgets gigantesques. Le président Nixon avait indiqué, à l'époque, dans un célèbre discours, les deux objectifs prioritaires de son pays : emmener l'homme sur la lune et guérir le cancer. Il n'envisageait certainement pas que le moins accessible des deux allait être le second ! En quinze ans d'efforts financiers incroyables, le taux de guérison des cancers n'avait pas progressé de plus de 1 ou 2 pour cent."

A la fin des années 80, David Khayat et son patron, le Professeur Claude Jacquillat, entendent parler des premiers cas de guérison de malades atteints de cancer du rein métastasé grâce à la thérapeutique de Steve Rosenberg, par Interleukine 2. Le Professeur Jacquillat, lui-même atteint de cette terrible maladie, charge son élève, le Dr. Khayat, de l'accompagner au NCI car il veut recevoir ce traitement d'immunothérapie par Interleukine 2, qui en est alors à l'essai de phase II :
"Phase II. Cela signifiait que la dose et le rythme d'administration de l'Interleukine 2 étaient déjà connus mais que, en soignant de manière identique un groupe homogène de patients tous atteints de la même maladie, il restait à déterminer le niveau d'efficacité de ce produit pour cette indication. Autrement dit, le nombre de cancers du rein métastatique pour lequel le produit se révélerait efficace et celui pour lequel il ne donnerait rien. En fait, la proportion toute simple entre ceux qui auraient une chance de vivre encore un peu grâce à une rémission, et ceux pour qui la mort viendrait prendre son dû d'ici quelques semaines".

© Le Livre de Poche, septembre 2003.

A l'aune de son parcours personnel, le Professeur Khayat retrace, au cours d'un entretien avec Antoine Spire [1] (Le Monde de l'Education) les progrès de la lutte contre le cancer, qui, dans les années 60, et même jusqu'au milieu des années 70, était "la science de l'impuissance", selon le Professeur Khayat, au sens où peu de traitements efficaces existaient, encore moins de soutien psychologique et de moyens pour soulager les douleurs des cancéreux.

Antoine Spire (AS) s'entretient avec David Khayat (DK) pour 'Le Monde de l'éducation' (extraits) :


"AS : Vous avez fait vos études de médecine à Nice. Dans quelles conditions êtes-vous monté à Paris ?

DK : En 6ème année de médecine j'ai passé l'internat des hôpitaux de Paris,de Marseille et de Nice. Je voulais faire de la cancérologie et sous la pression amicale, mais forte, de mes professeurs niçois je suis parti à Paris où j'ai fait mon internat, mon clinicat, avant d'être nommé professeur.

AS : Dans quelles conditions avez-vous choisi la cancérologie ?

DK : J'étais en fin de première année de médecine à Nice quand mon meilleur ami de l'époque s'est marié avec une étudiante en médecine. Après quelques. mois de mariage, on a découvert que cette fille était, à vingt ans, porteuse d'un cancer généralisé. A cette époque-là, en 1974-75, on n'imaginait pas qu'il fût possible d'en guérir. Elle s'est battue . Et un beau jour, au bout de deux ans, le cancérologue a dit que le traitement était fini : "Vous êtes en rémission. On va arrêter la chimio." Contre toute attente, ses cheveux ont repoussé, ses cicatrices ont disparu et j'ai vu cette fille guérir. C'était comme l'annonce d'une révolution thérapeutique, la prise de conscience d'un combat qui commençait, dont les enjeux étaient tout sauf dérisoires. La vue de cette fille, sa souffrance, son isolement, y compris vis-à-vis de son mari, me faisait penser que face à des gens qu'on ne peut plus comprendre, touchés comme ils le sont par la maladie et les traitements, il faut que des hommes et des femmes restent à l'écoute, soient le lien entre la science et ces malades, entre la société et ces personnes. Je voulais en être et devenir ainsi cancérologue

AS : Qu'est-ce qu'a changé pour vous la loi Kouchner du 4 mars 2002 sur le droit des personnes malades qui renforce les prérogatives et les responsabilités du patient, avec notamment leur accès au dossier médical ?

DK : Nous travaillions dans cet esprit déjà, avant la loi pour laquelle je me suis battu depuis plus de dix ans. Tous les malades font leurs examens, prises de sang, scanners, radios, et ils gardent les clichés et un double du compte rendu. Ils ont tous leur dossier avec eux et peuvent, quand ils le veulent, aller chercher un deuxième avis. Cela nous oblige à beaucoup de transparence et de pédagogie depuis bien longtemps.

AS : A plusieurs reprises quand on vous a interrogé sur le fait de savoir si vous dites ou non la vérité aux malades, vous avez répondu que le mensonge était l'exception et que vous annonciez franchement la tumeur maligne.

DK : La médecine n'est pas compatible avec une philosophie du tout ou rien. Dans l'immense majorité des cas, je communique le diagnostic de cancer au malade. Dans certains cas, les contextes familiaux sont tels qu'on me demande de retarder l'annonce. Quand une famille m'amène un malade en phase terminale et me demande de lui permettre de conserver encore un temps l'espoir du non-dit, je peux concevoir de ne pas dire la vérité. Mais même dans ce cas-là, je donne les comptes rendus biologiques à partir desquels le patient peut poser la question de la gravité de son affection. S'il le fait, je lui dois la vraie réponse.

AS : Dans votre livre 'Ne meurs pas' vous écrivez que 'la médecine la plus performante n'est qu'un vulgaire artisanat si elle n'est pas amour et compassion, si elle n'est pas la promesse d'une main tendue au secours de l'autre'. Cette profession de foi un peu naïve de votre héros, Daniel Timsit, est-elle la vôtre ?

DK :. Si vous voulez me faire dire qu'on n'y arrive pas toujours, c'est évident. La maladie est une façon de rencontrer quelqu'un. Parmi mes patients il en est qui deviennent mes amis. Je ne dis pas que je vais aimer tous mes patients, ce ne serait pas possible, mais c'est ce vers quoi il faut tendre. Contrairement à une idée reçue en France, une immense majorité du corps médical consacre sa vie, dans des conditions parfois peu enviables, à ses patients. En revanche, il faut prémunir la médecine de demain de la tentation de la science, cette tentation fantasmatique qui laisse croire que la science est la réponse à la maladie. Si la science contribue à répondre à la question du comment, elle ne sait rien dire face à la question du pourquoi qui hante l'esprit du malade. Cela ne sert à rien de rappeler à un fumeur les raisons de son cancer aux poumons. On peut lui conseiller de ne pas fumer, mais pourquoi rajouter à la détresse du malade celle de la culpabilité ?

AS : Le cancer est la première cause de mortalité chez l'homme en France et la deuxième cause de mortalité chez la femme. Vous venez de diriger la publication d'un livre intitulé "Le progrès médical est-il accessible à tous" (...)

DK : On meurt quatre fois plus de cancer dans l'est de la région parisienne que dans l'ouest. Vous allez me dire qu'à l'ouest on est plus riche, mais cela n'explique pas toutes les inégalités. Sans doute est-on moins critique à l'égard des campagnes de promotion du tabac quand on est moins cultivé, et l'inégalité sociale se reflète dans les taux de mortalité. A l'inverse, pour ce qui est du cancer du sein, il est plus répandu chez les femmes bourgeoises, éduquées, qui font des études supérieures, car les femmes plus pauvres ont leurs enfants plus tôt, ce qui est un facteur de protection des seins. Elles ont plus d'enfants et sont ainsi mieux protégées.

AS : Mais l'accès aux soins reste socialement inégal. Dans certaines couches sociales on n'a pas les moyens de voir les médecins qui font un diagnostic compétent.

DK : La CMU est une grande avancée sociale. Les plus pauvres ont accès aux meilleurs soins.

AS : Oui, mais ils ne savent pas se repérer, accéder aux soins, et leur médecin traitant a peu de chances de les aiguiller vers un très bon spécialiste.

DK : Le problème est culturel. Mais détrompez-vous. Dans la commission cancer du ministère de la Santé, le directeur de la Santé propose d'utiliser le taux de survie global par cancer en France comparativement aux autres pays européens. Si une grande partie de la population socialement défavorisée n'avait pas accès au diagnostic, la France n'aurait pas le premier rang qu'elle a en termes de taux de survie ou de guérison.

AS : Qu'en est-il des progrès accomplis en matière de génétique ? Chacun produit des enzymes différents d'un individu à l'autre. La pharmaco-génomique dira-t-elle un jour qu'un tel ou un tel pourra fumer sans risque ?

DK : Le cancer n'est héréditaire que dans 5 pour cent des cas. Dans les 250.000 nouveaux cas de cancer que nous avons chaque année en France, il n'y en a que 5.000 qui sont le fait de transmission des parents aux enfants d'un gène anormal. Chez eux, on peut procéder à un dépistage génétique. Ces tests, qui appartiennent à une seule société, Myriade, sont très coûteux, mais si l'on diagnostique 80 pour cent de chances pour une femme d'avoir un cancer du sein, on ne peut rien lui proposer d'autre aujourd'hui que d'enlever préventivement les deux seins et en plus les ovaires qui sont aussi à fort risque. Quelle vie va-t-on alors offrir à ces jeunes femmes ? Pour ce qui est des autres 95 pour cent, la maladie non héréditaire est d'origine génétique ; due au fait que la molécule chimique contenue dans le tabac ou le rayonnement des radiations ionisantes ou le rayonnement des ultraviolets du soleil altère chimiquement l'ordre d'écriture de certains gènes et conduit la cellule à ne pas mourir.

AS : Où en sont prévention et dépistage ? La situation actuelle vous paraît-elle satisfaisante ?

DK : C'est la meilleure façon d'éviter la souffrance et bien souvent d'éviter la mort. On peut dépister quatre cancers aujourd'hui : le cancer du sein (mammographie), le cancer du col de l'utérus (frottis chez la femme), le cancer de l'intestin (recherche du sang dans les selles) et le cancer de la prostate chez l'homme (dosage du PSA). Dans trois cancers sur quatre (sein, utérus, intestin) un diagnostic précoce débouche sur un traitement peu mutilant, très efficace, qui guérit presque à 100 pour cent. Pour le cancer de la prostate, 80 pour cent des hommes de plus de 80 ans morts d'autre chose présentent cette affection à l'autopsie. Le danger, en cas de dépistage systématique,serait d'enlever la prostate à tout le monde alors que tous n'en ont pas besoin. Enlever la prostate, c'est l'impuissance dans un cas sur deux, et l'incontinence urinaire dans 10-15 pour cent des cas. Pour ce qui est du frottis vaginal, il n'est hélas pas pratiqué régulièrement par toutes les femmes et dans certaines couches défavorisées de la société on reste sourd aux campagnes d'information dans ce domaine. Pour le dépistage du cancer du sein, la mammographie est un bon examen qui doit être vu par deux radiologues car il faut repérer une tumeur encore très petite. 11.000 femmes meurent encore chaque année du cancer du sein en France. Le dépistage du cancer du sein réduirait la mortalité de 30 pour cent et éviterait la mort de 3000 femmes chaque année. Pour le cancer du poumon, un nouveau type de scanner hélicoïdal à faible radiation permet avec un seul cliché d'obtenir toute l'image du thorax que l'ordinateur reconstitue en 3 dimensions. La rapidité de cet examen évite qu'on soumette le thorax à d'importantes radiations.

AS : Qu'en est-il alors de la prévention dont l'objectif est d'éviter la maladie ?

DK : Le tabac tue 70.000 personnes chaque année. Un fumeur sur sept développe un cancer du poumon. Mais d'autres cancers viennent de la consommation du tabac. Cancer de la vessie, de l'oesophage, de l'estomac, de la bouche.. 50 pour cent des jeunes fument en France. Nous avons la plus mauvaise statistique européenne. Répression et prévention doivent donc se combiner. Dans les écoles, où il m'arrive fréquemment de me rendre, les enfants jusqu'à la 6ème sont convaincus qu'il ne faut pas fumer. Mais au collège, 7 sur 10 vont goûter au tabac et 5 sur 10 vont rester fumeurs. Comment prévenir cette épidémie ? A côté de cela, l'effet correcteur d'une bonne alimentation (fruits, légumes) est indiscutable, mais très faible. Il faut aussi arrêter de mettre les enfants trop longtemps au soleil sur la plage. Trente ou quarante ans plus tard, cette exposition expliquera la naissance d'un mélanome malin.

AS : Dans "Le coffre aux âmes" ,votre héros, David, a quitté la spécialité oncologique car sa femme ne voulait plus qu'il traite des patients qui vont mourir. C'est quelque chose qu'il vous est arrivé d'envisager ?

DK : Ma femme m'a posé cette question au cours d'un de mes moments d'angoisse. Pour qu'un malade aille jusqu'au bout du projet que je lui propose, il faut que je lui donne amour et affection, et je redoute qu'un jour, épuisé, je n'en sois plus capable. Chacun de ces malades qui meurt emporte cette part d'affection, d'amour que nous leur avons donnée. Nous vivons comme ceux qui sont revenus de Verdun avec, dans les yeux, l'image de leurs amis qui sont morts. Au bord de l'épuisement affectif, il m'est arrivé d'avoir le sentiment que j'étais passé à côté de mes enfants et que je n'avais pas su les voir grandir. M'étais-je trompé dans l'échelle des valeurs que j'avais construite ? Mes enfants, après m'avoir écouté, m'ont dit : 'On sait que tu nous aimes, même si tu n'es pas souvent là. Ne t'inquiète pas pour nous. On va bien. Toi, continue de soigner les gens !' Je suis reparti à la guerre en sifflant."

Source :
http://perso.wanadoo.fr/antoine.spire/khayat.htm

[1] "Antoine Spire est actuellement directeur du département Recherches en sciences humaines de l'institut national du cancer. Il est aussi conseiller éditorial de 'Le Monde de l'éducation' et dirige la collection 'clair et net' aux éditions Le Bord de l'eau. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et le plus récent, 'Dieu aime-t-il les malades', écrit avec Nicolas Martin (Ed. Anne Carrière, 2004), a reçu le prix 2005 du MEDEC."
Source :
www.INA.fr

Pour comprendre encore mieux le parcours du professeur David Khayat, et les avancées qu'il a permis de réaliser dans la lutte contre le cancer, je vous propose la lecture de son livre bouleversant : "Ne meurs pas", publié en 1997 (Editions Anne Carrière), disponible en livre de poche (N° 14473). Avec une grande précision scientifique et une grande franchise, le professeur Khayat décrit le combat d'un spécialiste en cancérologie, lui-même atteint de la redoutable maladie. Ce spécialiste en cancérologie, c'était le Professeur Claude Jacquillat (1929-1990), dont le Professeur Khayat fut l'élève durant des années. Très intense, fourmillant d'émotions et d'informations scientifiques concernant les impasses, luttes et avancées dans le traitement des cancers, tout cela à un rythme soutenu (ou plutôt : à marche forcée) : car pour le Professeur Khayat (alors Docteur), il s'agit d'aider son maître et ami, alias Professeur Dalembert, à lutter vaille que vaille pour faire reculer l'issue fatale. Ce qui fait le charme fascinant de ce livre est le voisinage immédiat, sans transition et simultané, tel qu'il apparaît dans le vécu, et rien que là, du cocasse, du tragique, de la science, de l'intime, chaque fragment, ou instant de cocasse, de tragique, etc. allant s'emboîter avec une parfaite aisance dans le fragment suivant, de nature opposée, afin de raconter l'histoire. Tous les vécus de cette même histoire (la lutte d'un médecin contre le cancer du "patron") sont rendus à tous les niveaux (personnel, professionnel, amical, relationnel, etc.), avec une franchise et une authenticité étonnantes, qui ont certainement beaucoup surpris à l'époque où le livre est paru, puisqu'on peut supposer que le mandarinat médical des années 80 et 90 en France devait quelque peu rechigner à la transparence dans l'information et la communication.

Dès lors, on comprend encore mieux les propos du Professeur Khayat, qui dit avoir développé, au contact de ses patients atteints du cancer, "une haine de la mort", de cette mort qui emporte certains de ses patients en dépit de tous les efforts déployés en vue de leur guérison. "Malgré" toutes ses fonctions [président de l'INCa, chargé de cours à l'université Pierre-et-Marie-Curie, etc.], le professeur Khayat reconnait organiser sa vie autour de son activité de cancérologue n'ayant qu'un seul but : la guérison de ses patients. Le "malgré" est sans doute à relativiser : sans doute est-ce une force que d'exercer toutes ces fonctions au moment d'affronter les moments difficiles inhérents à son rôle de cancérologue...

Présentation de l'éditeur
" Dalambert urina du sang. Il avait entendu cent fois des malades le raconter, il avait vu des dizaines de fois des patients souffrant d'hématurie, rien pourtant n'atténua l'angoisse brutale qui fut la sienne quand subitement, sans qu'aucun symptôme prémonitoire ne pût le laisser prévoir, il vit son jet d'urine se transformer en un jet de sang. L'émotion fut tellement violente que, pendant quelques très courts instants, il fut tout à la fois le médecin et le malade. Et le médecin sut immédiatement que le malade avait un cancer. 'Daniel, le jeune chef de clinique de Dalambert, assiste son maître dans la lutte acharnée qu'il va mener contre la terrible maladie. Il est le témoin de la descente aux enfers de celui qui l'a formé et il ne cessera de se battre, lui aussi, pour faire reculer la maladie et redonner espoir aux patients désemparés dont les visages émouvants traversent ce parcours initiatique. Ce roman bouleversant, dont les héros luttent admirablement contre un ennemi implacable, fait vibrer le lecteur au rythme des souffrances, des échecs subis et des succès remportés contre le cancer."

Biographie de l'auteur
"Le professeur David Khayat dirige le service de cancérologie de la Pitié-Salpêtrière et enseigne à l'université Pierre-et-Marie-Curie".

Source :
Amazon.fr

Portrait du Professeur Khayat à l'occasion des trois ans du plan cancer :
==> Le Monde, Portrait : "David Khayat, Monsieur cancer" (27/04/2006)
==> Lire cet article du Monde dans le Blog des News : cliquer ici.

1 commentaire:

gallwaynaegeli a dit…

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